Saints de glaces, cultures et météo


Biodynamie / lundi, juin 3rd, 2019

En dehors des fraisiers plantés fin mars, on a commencé à semer et planter mi avril, avec la lune descendante pour favoriser l’enracinement, en pensant que l’hiver était derrière nous. Ou à minima qu’il ne gèlerait pas dans la serre, et que les semis extérieurs prendraient le temps d’attendre la fin de l’hiver pour sortir …

Les semis faits en intérieur à Villeurbanne (69) étaient en pleine forme quand ils ont été mis en pleine terre à Saint Haon (43), de même que les plants achetés.

Sauf que … sauf que … la météo n’est pas la même en région Lyonnaise et en Haute Loire ! La prédiction initiale fut correcte: il n’a pas gelé dans la serre.

Mais les Saints de Glace ont fait leur effet: après des mois de février/mars très chauds et ensoleillés, une alerte orange de Météofrance avec des vents à 145km/h fin avril, et de la neige une nuit début mai. Rien de tel pour que la serre, déjà fragilisée, continue de ployer sans briser (pour le moment), et pour que les bourgeons des glycines fleurissantes soient détruits.

La situation actuelle du potager, c’est:

  • Dans la serre, aucun semis n’est sorti pour le moment. Les plants préparés à la maison et transplantés dans la serre sont soit décédés, soit vivotent, mais ne grandissent pas (encore). Les mauvaises herbes s’en donnent à coeur joie pour occuper l’espace laissé libre.
  • A l’extérieur, seules les plants de pommes de terres sortent. Les autres semis n’ont pas (encore?) montré le bout de leur nez. Les plants d’aromates, les choux, les fraisiers, après une période d’acclimatation, semblent avoir pris le dessus, et commencent à prendre du poil de la bête.

Alors que les températures deviennent enfin acceptables depuis une semaine, la végétation en profite, et le problème de la tonte va commencer à se poser. A terme (une fois la maison habitable), des tondeuses en forme de biquettes sont prévues, mais d’ici là il va falloir faire avec les moyens du bord: emprunt de tondeuses animales chez les voisins et débroussaillage.

Les tondeuses des voisins.

 

 

Quelques images récentes:

Les fleurs, semées en intérieur puis plantées en extérieur sur place, vivotent en attendant des jours meilleurs. Reconnaitrez vous de quelles fleurs il s’agit ?

 

Trouverez vous le plant de tomates au milieu des mauvaises herbes ? Le fait d’avoir été sur place environ une semaine sur 2 en avril/mai a été assez frustrant, de voir les pieds préparés avec amour en intérieur mourir un par un, vivoter sans se développer, de retrouver une serre luxuriante … de mauvaises herbes, de partir une semaine en sachant que les jours qui arrivent allaient être difficile…

Les pommes de terre (Charlottes et Mona Lisa) commencent à sortir, plus de 5 semaines après les avoir plantées.

 

Contrairement aux apparences, les 2 pieds de glycine sont possiblement encore vivants. De nouveaux bourgeons semblent pointer, espérons qu’ils fleurissent !

Les aromates (menthe, consoude, thym, estragon, sauge, …) semblent avoir pris le dessus et ont repris leur croissance, après quelques difficultés initiales, mort de plusieurs branches, etc …

Les 2 cerisiers plantés semblent s’enraciner, leurs bourgeons déjà présents au moment de l’achat/de la plantation patientent pour éclore, mais semblent encore bien vivants, prêts à prendre le printemps en marche.

Tout ca pour dire qu’il faudra retenir les leçons de cette année pour l’an prochain. On a probablement semé et planté trop tôt, alors que le printemps était vraiment arrivé en région lyonnaise, il a mis plus d’un mois pour atteindre la Haute Loire. Bref, il va falloir s’acclimater, comprendre et embrasser la météo locale.  Une autre leçon à retenir sera de construire une serre faite pour tenir des vents violents, venants de toutes les directions, avec des bourrasques, de la neige, etc .. D’ici là, on verra quelles légumes ont pris le dessus, et on espère quand même manger des tomates et des fraises du potager cet été !

 

 

Une réponse à « Saints de glaces, cultures et météo »

  1. Les hivers sont beaucoup plus long en altitude même modérée comme St Haon que plus bas. Il y a des cas un peu particulier. Une année il y a environ 10 ans à Brioude mes plants de tomates à 425m environ étaient plantés vers le début mai en pleine terre en plein champ avec un abri nocturne ( les fameuses tuiles qu’on place le soir et enlève vers 11h)

    Donc ces tomates atteignaient les 25/30cms. ou 3 jours après je passeà Auriac l’église qui doit être vers 800m et entre deux maisons appuyées contre un mur de basalte quasi plein sud je vois des plants de tomates de 1m de haut avec de petites tomates en formation.

    Ces tomates ont du être plantées avec une protection précoce probable assez tôt. L’exposition exceptionnelle à permis la croissance précoce. Encore faut il que l’exposition estivale ne soit pas trop chaude sinon la croissance est perturbée.

    D’où l’intérêt de ces mur, de ces terrasses bien exposées. Sinon la culture de légumes d’origine tropicale est assez compromise sans une situation adaptée comme les vignes ou abricotiers qu’on peut découvrir encore en treille contre les murs à près de 100om.

    Bon je suis avec attention l’évolution de votre aventure, il n’est pas impossible et même fort probable que je vous rende visite avec une amis architecte ,je pense en fin d’été.

    Bonne continuation.

    Jean-Pierre Grégoire

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